La CFDT se refuse d'accompagner la baisse des droits des salariés en général. Face à un projet d'accord sur l'emploi des personnes en situationd e handicap en net recul par rapport à celui de 2008, la CFDT ne signe pas !

Flash Spécial : la C.F.D.T ne signe pas l’accord handicap 2008 revisité ! Le premier accord, signé fin 2008 par la C.F.D.T, avait permis des avancées en matière d’emploi et d’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap. Au regard du bilan de 2009-2012, la C.F.D.T s'était attachée à faire évoluer vers le haut le nouveau projet en renégociation. Nos revendications majeures portaient sur : - une augmentation significative des embauches en CDI, - la clarification du principe : "Le handicap doit être compatible avec les exigences du poste". La notion de performances s’impose-t-elle de la même façon à ces personnes ? - le refus de prendre la seule référence aux diplômes pour les embauches, - appliquer les préconisations des médecins du travail, - un minimum de 3 jours de congés pour accompagner un membre de la famille (enfant de plus de 20 ans, conjoint) souffrant d'un handicap, - assurer la formation de 2 membres du CHSCT en cas d’empêchement de l’un d’eux, car le CHSCT doit toujours être en mesure d'accompagner ces salariés. En guise de réponse, la direction a tout envoyé promener et a imposé un texte dont la modification la plus marquante et quasi unique reste la réduction du nombre d'embauches de travailleurs handicapés. L’accord arrivé à échéance a permis 44 recrutements (dont 26 en alternance). Le nouveau texte n’envisage que 40 recrutements, dont la moitié en contrats d’alternance, et prétend seulement vouloir tendre "si possible" vers 20 recrutements en CDI. Malgré un ultime compromis de la C.F.D.T pour atteindre 25 CDI sur 4 ans (soit le même chiffre qu’en 2008), le refus patronal légitime l'alternance et autres CDD comme une simple variable d'ajustement. La C.F.D.T a toujours espéré que le CdN aurait une politique volontariste en termes d'embauches de travailleurs handicapés. En fait il ne retient que le seul aspect financier ! Cela se vérifie sur le terrain chaque jour : pas plus de personnes à mobilité réduite (PMR) dans les effectifs ; aucun stage adapté aux travailleurs handicapés, aucune information ou rappel de la hiérarchie aux personnes handicapées sur leurs droits à réduction d’horaires ou jours supplémentaires d'absences. D’une manière générale, considérant que : "La déclaration d'une personne en situation de handicap reste un acte individuel relevant de sa seule volonté", la Direction estime qu’il n’est nul besoin de communiquer aux salariés sur les mesures de l'accord handicap. C'est pourquoi la C.F.D.T, très fortement engagée dans l'accord de 2008 a décidé, au regard de l’absence de volonté patronale, de ne pas signer un accord au rabais ! Si nous avions été suivi par d’autres syndicats, cela aurait obligé la Direction à reprendre la négociation dès 2013 !