Modification du régime des congés payés

 

 

A compter de 2020, nous passerons sur un mode annualisé pour nos congés payés.

La CFDT a décidé de signer cet avenant. Les congés de l'année en cours ourront être pris dès le 1er janvier. Cela simplifie les choses et pénalise moins les retours de maladies, absences longues durée et nouveaux embauchés, par exemple. Par ailleurs, nous pensons que plus de salariés bénéficerons de "jours de congés suppémentaires" qui se substituent aux "jours de fractionnements". 

De plus, les jours épargnés restant à prendre permetteront de poser ou d'épargner 5 jours par an pendant 4 an (pour un temps plein).

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de l'avenant:

 

PREAMBULE

 

L’accord relatif à la réduction du temps de travail et à son aménagement du 26 octobre 2000 prévoit dans son article 14 des périodes d’acquisition et d’utilisation des droits à congé annuel différentes de celles des jours de réduction du temps de travail salariés (JRTTS) prévues à l’article 8 du même accord.

 

Il est apparu dès l’origine que cette dualité de régimes pouvait être source de complexité pour les collaborateurs (pour le calcul des droits à congé et repos RTT dont ils disposent ou disposeront à une date donnée et/ou la programmation sur cette base des dates auxquelles ils utiliseront ces droits), pour les hiérarchies (difficultés à appréhender à une date donnée le potentiel d'absences pour congés ou repos RTT de leurs collaborateurs) et pour l'Entreprise (alourdissement de la gestion administrative).

 

C’est dans ce contexte que la Direction et les Organisations Syndicales représentatives au sein du Crédit du Nord se sont réunies afin de convenir de la révision de l’accord relatif à la réduction du temps de travail et à son aménagement du 26 octobre 2000 et de ses avenants dans les termes suivants.

 

ARTICLE I. Modification de l’article 14 de l’accord

 

L’article 14 – « Période d’acquisition et d’utilisation des droits à congés annuels » est modifié comme suit :

 

Les périodes d’acquisition (« période de référence ») et d’utilisation des droits sont identiques en matière de jours de congé annuel payé et de jours de repos RTTS.

 

Ainsi, en matière de jours de congé payé comme de jours de repos RTTS, les droits sont acquis dans l’année en cours et doivent être utilisés avant le terme de l’année en cours, les parties signataires convenant de retenir l'année civile comme base de référence.

 

En d’autres termes, la période d’acquisition et de prise des jours de congé payé annuels est fixée comme pour les jours de repos RTT du 1er janvier au 31 décembre de la même année.

 

Les collaborateurs à temps plein disposent donc dès le 1er janvier de l’année civile de 26 jours de congé payé, étant précisé que 15 jours de congé payé doivent être utilisés au cours de la période du 1er juin au 30 septembre de cette même année (article 16 de l’accord).

 

ARTICLE II. Modification de l’article 15 de l’accord

 

 « Chaque collaborateur présent à temps plein pendant toute la durée de la période de référence et dont l’horaire hebdomadaire de travail est réparti sur 5 jours ouvrés bénéficie de cinq semaines de congé annuel payé plus un jour aux termes de l’article 64 de la Convention collective de la Banque, soit 26 jours ouvrés.

En cas de présence incomplète pendant la période de référence du fait d’une entrée ou d’un départ en cours de période, ou de survenance dans la période d’absences non génératrices de droits à congé annuel payé d’une durée cumulée supérieure à 30 jours (consécutifs ou non), le calcul des droits à congé annuel payé est effectué selon la règle du prorata temporis.

Les collaborateurs reprenant leur activité après un arrêt de maladie de longue durée disposeront de la possibilité d’utiliser par anticipation la totalité des droits à congé annuel payé pouvant être acquis au titre de la période de référence dans laquelle interviendra cette reprise, sans avoir à attendre l’acquisition effective de ces jours.

Pour les collaborateurs dont l’horaire hebdomadaire de travail est réparti sur moins de 5 jours ouvrés, les 26 jours ouvrés sont transposés en équivalence, de sorte que la durée totale de leurs congés payés exprimée en jours ouvrés corresponde à 5 semaines calendaires plus un jour. Les dispositions de l’article 18 concernant les jours de congé supplémentaires sont transposées selon le même principe.

 

ARTICLE III. Modification de l’article 18 de l’accord

 

4.1 Modification de l’intitulé de l’article 18

L’intitulé de l’article 18 est modifié comme suit :

« Jours de congé supplémentaires »

 

L’article 18 est rédigé comme suit :

La prise d’au moins 5 jours de congé payé au cours de la période du 1er janvier au 30 avril ouvre droit à l’attribution d’un jour de congé supplémentaire.

La prise d’au moins 20 jours de congé payé au cours de la période du 1er juin au 30 septembre ouvre droit à l’attribution d’un jour de congé supplémentaire.

Ces jours de congé supplémentaires éventuels sont à prendre pendant l’année civile au cours de laquelle ils ont été générés.

Les jours de repos RTTS n’ouvrent pas droit à des jours de congé supplémentaires, quelles que soient la période et les modalités selon lesquelles ils sont utilisés.

 

 

ARTICLE IV. Entrée en vigueur

 

Les modifications des articles 14, 15, et 18 issues du présent avenant entreront en vigueur le 1er janvier 2020.

A compter de cette date, la notion de jour de congé supplémentaire se substituera à celle de jour de fractionnement figurant dans les accords Crédit du Nord et tout autre document interne.

 

 

ARTICLE V. Dispositions transitoires

 

Au terme de l’année 2019, les collaborateurs seront susceptibles de disposer d’un solde de jours de congé payé acquis et non utilisés correspondant d’une part aux jours de congé payé acquis au cours de la période du 1er juin 2018 au 31 mai 2019 et d’autre part aux jours de congé payé acquis à partir du 1er juin 2019 et par définition non utilisés.

 

L’utilisation de ce solde de jours de congé payé acquis avant le 1er janvier 2020 devra se faire, au choix du collaborateur et en fonction du nombre total de jours composant ce solde, selon les modalités suivantes à compter du 1er janvier 2020 :

 

  • Utilisation de 5 jours par an :

 

Prise de 5 jours maximum de congé complémentaire consécutifs ou non par an ou épargne de 5 jours maximum de congé dans le CET par an. Ces jours épargnés sur le CET pourront faire l’objet d’un transfert sur le PERCO ou d’une monétisation car ils s’ajouteront, à partir de l’année 2020, aux 26 jours de congés payés annuels dont bénéficieront les collaborateurs.

 

Les collaborateurs (sous réserve que leur solde le permette) devront chaque année avoir utilisé 5 jours selon l’une de ces deux modalités.

 

  • Utilisation de plus de 5 jours par an :

 

  • Utilisation de tout ou partie du solde sous forme d’une sorte de période de « temps partiel » (sans modification du contrat de travail) par la pose d’une demi journée minimum ou d’une journée complète maximum de congé par semaine sur une période déterminée avec l’accord préalable de sa hiérarchie.

    La demande est formulée 2 mois avant la date souhaitée pour le début de la période de « temps partiel » auprès de la DRH de rattachement et fait l’objet d’une réponse dans le mois de sa réception.

     

  • Les collaborateurs de plus de 55 ans au 1er janvier 2020 auront la possibilité d’épargner dès le 1er janvier 2020 leur solde de jours de congé payé sur leur CET, dans la limite de 10 jours par an. Ces jours épargnés sur le CET pourront faire l’objet d’un transfert sur le PERCO ou d’une monétisation car ils s’ajouteront, à partir de l’année 2020, aux 26 jours de congés payés annuels dont bénéficieront les collaborateurs.

     

  • Cas spécifiques :

     

    • Dans le cadre d’une mobilité géographique ou fonctionnelle : prise de tout ou partie du solde de jours de congé acquis avant le 1er janvier 2020 pour indemniser tout ou partie d’une période d’absence entre le départ de l’ancien poste et la prise du nouveau poste.

      Cette possibilité est subordonnée à une demande du collaborateur formulée par écrit auprès de son DRH de rattachement au moins 2 mois avant le début de la période d’absence. La réponse de la DRH de rattachement intervient dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande.

      La durée maximale de cette période d’absence est de 2 mois.

       

    • En cas de retour de congé longue durée (maternité, maladie…), les collaborateurs concernés auront la possibilité de prendre tout ou partie des jours constituant leur solde de congés acquis et non utilisés antérieurement au 1er janvier 2020. Cette absence devra être continue et suivre immédiatement le terme de leur congé longue durée.

       

    • Selon les mêmes modalités que pour un congé longue durée, il sera possible d’utiliser tout ou partie de ce solde de jours à l’issue d’un congé de paternité et d’accueil d’un enfant.

       

 

Au cours de l’année 2019, les collaborateurs seront incités à prendre 4 semaines de congé au cours du 2e semestre 2019 afin de limiter le nombre des jours constituant ce solde et donc de limiter dans le temps la durée de cette période de transition qui en tout état de cause prendra fin le 31 décembre 2024.

 

ARTICLE VI.        Durée de l’accord

 

Le présent accord constituant un avenant de révision de l’accord du 26 octobre 2000, sa durée et ses modalités de révision ou de dénonciation relèvent des dispositions fixées par l’article 33 de l’accord précité.

 

ARTICLE VII.       Publicité de l’accord

 

Le présent accord sera déposé par le Crédit du Nord en un exemplaire auprès du Secrétariat – Greffe du Conseil de Prud’hommes de Paris et auprès de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi de Paris selon les modalités en vigueur.

 

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