Du bon et du très inquiétant !

 

La première étape de la démarche paritaire d’amélioration de la Qualité de Vie au Travail (QVT) est réalisée ! Il s’agit des résultats du questionnaire indépendant auquel ont répondu environ 2 200 salarié-e-s. L’échantillon statistique est suffisamment large pour en tirer les premiers enseignements.


Au-delà des moyennes nationales, nous constatons qu’il y a une différence assez nette d’appréciation de la qualité de vie au travail. Celle-ci est nettement plus positive dans les fonctions de sièges que dans les réseaux (Régions). D’autre part, les résultats peuvent être sensiblement différents entre Régions. Deux grandes lignes se dessinent, une positive, l’autre beaucoup moins, confirmant en filigrane les sujets d’inquiétude et de revendication de la CFDT.

 

La stratégie et la culture d’entreprise reconnues.


Principaux ressentis positifs ou très positifs :
 - Travail intéressant et utile

 - Management direct de qualité*

 - Sentiment d’autonomie et de sécurité

 - Stratégie de l’entreprise : Adhésion

  - Solidarité entre collègues et services

 - Dispositifs sociaux et dialogue social.


La pertinence du modèle économique est reconnue.  La solidarité entre collègues, la qualité du management direct* et le dialogue social -malgré quelques bémols sur ce dernier- sont appréciés.
*un coup de chapeau notamment aux DAG qui fait plaisir tellement la tâche est ardue.

 

Des conditions de travail difficiles...


Principaux ressentis négatifs ou très négatifs:
 - Efficacité des outils

 - Réactivité du CdN face à une situation dégradée

 - Temps de travail adapté à la charge de travail

 - Visibilité professionnelle

 - Temps de travail adapté aux moyens-ressources

 -  Répercussions du travail sur la santé.

 

…ayant de lourdes conséquences sur la santé !


Nota bene : Nous avons extrait les éléments qui nous paraissent les plus sensibles tant positifs que négatifs, beaucoup d’autres points méritent de s’y attarder. Nous y reviendrons.

 

Un plan d’actions de gestion et de prévention des risques sur la santé : URGENTISSIME !


La CFDT est vent debout depuis des années pour dénoncer les conséquences sur la santé des conditions de travail au Crédit du Nord. Longtemps nié par l’entreprise, ce phénomène est aujourd’hui admis grâce aux actions syndicales (des CHSCT jusqu’au Conseil d’administration), à la médecine du travail (encore merci) et - il faut le reconnaître- à notre ancien Directeur général qui y prêtait une attention particulière.
Des premières mesures sont mises en place ; certaines de bon augure (formations en management appréciatif, en détection et accompagnement des personnes en souffrance, télétravail…), d’autres plus « gadget » comme le yoga…
Il faut vite accélérer le processus qui sera long : construire des outils et procédures plus efficaces, arrêter les sous-effectifs chroniques, démontrer aux top managers rétifs (il y en a) l’intérêt humain et économique de bonnes conditions de travail…


Et prendre deux mesures d’urgences :
      - ouvrir un partenariat avec une cellule d’aide psychologique indépendante, à l’instar d’autres établissements bancaires. Les salarié-e-s en souffrance se retrouvent souvent isolé-e-s et c’est l’enfer !
      - créer une cellule interne pour le repositionnement des salarié-e-s de retour d’arrêt maladie lié à une décompensation professionnelle. A leur retour, ils-elles sont « géré-e-s » comme pour n’importe quelle mobilité fonctionnelle et la catastrophe s’ajoute bien souvent à la catastrophe. C’est inadmissible !
En effet, l’employeur est responsable de la santé de ses salarié-e-s (art. L4121-1 du Code du travail), s’il n’agit pas efficacement, nous saurons, à la CFDT, le rappeler à cette obligation.

 

Si vous souhaitez avoir le détail d'une région ou des directions fonctionnelles, contactez vos Elu-e-s régionaux pour qu'ils vous fournissent ces informations.