La CFDT en commun avec les autres syndicats publie un tract reflétant l'analyse de la situation suite au refus de la Direction générale d'avoir envisagé un accord salarial pour 2013. La raison essentielle du refus de tout accord tient dans la position patronale visant à baisser le pouvoir d'achat pour tous en 2013 par le refus d'une mesure d'augmentation générale des salaires dans un contexte de bons résultats 2012 pour le Crédit du Nord.

Deux années sans augmentation générale des salaires ! Pourquoi les salariés n’ont-ils pas droit, eux aussi, à un retour sur investissements ? Le Crédit du Nord se porte bien. Même si le résultat 2012 sera moins bon que celui de 2011, quelque peu en deçà du budget, il restera l’un des meilleurs enregistré par notre banque, sans doute supérieur à celui de 2010… ce serait donc le second meilleur résultat de tous les temps ! ! ! Faut-il rappeler qu’après le résultat historiquement élevé du Crédit du Nord en 2011, nos dirigeants avaient refusé toute augmentation générale des salaires : erreur managériale s’il en est, même si l’actionnaire avait imposé cette position du fait des résultats erratiques de la Société Générale. Celle-ci n’ayant pas obtenu les résultats lui permettant de réaliser une avancée sur les salaires, le Crédit du Nord s’est donc retrouvé interdit d’augmentations salariales collectives. S’agit-il d’un message de nos dirigeants pour aller, à l’avenir, négocier les salaires du Crédit du Nord directement chez notre actionnaire ? Il est absolument inadmissible que l’excellent travail des salariés de notre entreprise, reconnu par nos dirigeants, n’aboutisse pas à une juste récompense de ces derniers. Messieurs Sammarcelli et Aymerich, seriez-vous moins performants que vos salariés pour remplir vos objectifs salariaux vis-à-vis d’un Personnel que vous félicitez ? Pourtant, les propositions syndicales n’étaient pas irréalisables lors de ces dernières négociations. Même le représentant de la direction l’a reconnu : « vos propositions sont sérieuses et proches des nôtres » ! Le seul défaut, aux yeux de la Direction, des propositions intersyndicales était de contenir une mesure d’augmentation générale des salaires ! Notre dernière proposition, incluant une mesure générale d’augmentation des salaires, et celle de la Direction (de notre actionnaire !), ne relevait que d’une différence de 3 millions d’euros environ ! - Or, ces 3 millions d’euros versés en moins à l’actionnaire ne représentent que : - 1,3% des dividendes distribués l’an dernier, - Moins de 1% du résultat net 2011, - 0,75% du résultat brut d’exploitation 2011, - Etait-il donc impossible de la concrétiser au profit de ceux qui ont permis d’atteindre ce haut niveau de résultat pour le Crédit du Nord en 2012 ? Vos Organisations syndicales pensent que non. Les salariés que nous avons consultés aussi ! 2% d’augmentation générale des salaires après une année 2011 blanche, c’était un minimum ! C’était 3 millions d’euros à ajouter dans l’enveloppe : passer d’un peu plus de 17 millions d’euros à un peu plus de 20 millions d’euros de distribution (soit environ 1% du résultat net à déduire des dividendes) à ajouter dans les salaires : c’était réalisable ! Arrêtez, Messieurs les dirigeants, de nous dire que ces 3 millions d’euros pérennes allaient fragiliser la banque en 2013 compte tenu d’une conjoncture économique difficile. Pour l’instant, la conjoncture économique difficile pénalise la consommation et le pouvoir d’achat des salariés du Crédit du Nord. Or, la consommation crée de la richesse en France, alors que les actionnaires, en ponctionnant trop l’entreprise, la fragilisent : o Plus de dividendes donc moins d’investissement, o Moins de salaire donc moins de consommation, Au final, moins de résultats ! - Si l’actionnaire n’est pas capable de comprendre que, dans la situation actuelle, il doit réduire ses dividendes pour ne pas pénaliser la capacité productive, l’investissement et le pouvoir d’achat de ses salariés, c’est qu’il n’a rien compris à l’économie de marché, ou qu’il est trop néolibéral ! En agissant ainsi, le Crédit du Nord ne fait pas qu’appauvrir ses salariés, il réduit son rôle dans le financement de l’économie et s’appauvrit lui aussi ! Certes, le Crédit du Nord ne peut seul remettre la France en marche, mais une démarche ajoutée à une autre… et ainsi de suite, peut contribuer à faire repartir la consommation, créer des emplois et au final combler des déficits. Raisonnement simpliste ? Pas plus que piller les résultats d’une entreprise pour enrichir des actionnaires qui n’investissent plus suffisamment dans l’entreprise qui les enrichit ! Ne comptez pas sur vos Syndicats pour baisser les bras et perdre l’espoir. Déjà, notre détermination, lors des réunions de négociations nationales, a obligé la Direction à revoir à la hausse ses intentions initiales, sans doute aussi ses propositions unilatérales de fin de négociations ! La C.F.D.T, la C.F.T.C., la C.G.T et le S.N.B continueront le combat pour l’amélioration des droits des salariés, tant en matière de pouvoir d’achat qu’en matière d’avantages sociaux. Résistons unis !

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