Tract intersyndical CFDT-CGT-SNB

 

 

 

 

En finir avec le mépris !

 

Après l’annonce officielle du Crédit du Nord, en décembre seulement,

indiquant qu’il ne ferait aucune augmentation de salaire collective pour

la quatrième année consécutive -du jamais vu-, vos principales

Organisations syndicales CFDT, SNB et CGT estiment insupportable

cette totale absence de reconnaissance de l’effort commun et demandent

la réouverture des négociations, en janvier, sur les bases suivantes :

 

 

Augmentation de salaire collective                                    2,2%

        versée en deux fois :

             - 1,6% en février avec un plancher à 525 euros,

             - 0,6 % en septembre avec un second plancher à 225 euros.

 

Enveloppe de RCA individuelle :                                                             3,7M€

        Dont 400 K€ dédiés à l’égalité professionnelle.

 

Enveloppe de primes à la performance:                                                 13,2M€

         Dont 450 € pour chaque Alternant-e.

 

 

Nous le demandons, haut et fort, d’autant que la Direction est à court d’argument

(elle l’avoue dans ses vœux du 7 janvier…) pour justifier cette politique d’austérité

salariale alors que l’entreprise, d’année en année, bat des records de profits et

de rentabilité. En aucun cas les augmentations que nous proposons ne sont susceptibles

de mettre en péril la santé économique et l’emploi au Crédit du Nord ! Ces arguments

relayés par certaines hiérarchies zélées sont une insulte à l’intelligence collective.

 

C’est d’ailleurs, complètement paradoxal (qui a dit schizophrénique ?) puisque « le monde

des affaires » craint, par-dessus tout, la désinflation alors même que les entreprises qui le

pourraient n’augmentent pas les salaires et ce, au principal profit de l’actionnariat.

Ces augmentations, si elles étaient significatives, permettraient de relancer la croissance et

créeraient les conditions d’une inflation maîtrisée.

 

Aujourd’hui, au Crédit du Nord, c’est le coût du capital qui est trop élevé, pas celui du

travail (les bénéfices issus des gains de productivité réalisés par les salariés ne bénéficient

quasiment qu’à la SocGen, à l’exception d’une prime de partage des profits ridicule).

 

Il est inadmissible que les salaires ne soient pas revalorisés alors que les bonnes performances

de la banque sont souvent le résultat d’une pression permanente tant dans les Régions que dans

les Directions fonctionnelles. Cette pression a de lourdes conséquences sur la santé et le

moral des équipes. Là encore, le CdN bat de nouveaux records chaque année : nombre de

« burn-out »* !!!

 

Il faut sortir, d’urgence, de ce jusqu’au-boutisme facteur de risques pour l’entreprise à moyen terme :

Risque de conflits sociaux, risque de rupture du dialogue social,

risque d’image, risque de démotivation générale…

 

Le succès économique, ça se partage ou ça se perd !

Chers Dirigeants à vous de choisir !

 

Forts de leurs sensibilités différentes, la CFDT, la CGT et le SNB font front

commun pour une politique salariale juste et équilibrée ; collective et

individuelle.

Nous devrons toutes et tous nous mobiliser si la Direction persistait dans

son obstination.

 

Même si l’année 2015 s’annonce difficile,

Nous vous la souhaitons, ainsi qu’à vos proches, la plus heureuse et douce.

 

*confère rapport de la médecine du travail.

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