Actualité nationales de fin d'année.

 

 

 

 

Plan Filière Finance

 

Le Groupe Crédit du Nord projette une réorganisation du groupe. Il s’agit de faire de nouveaux
gains de productivité en centralisant la filière comptable et finance au Crédit du Nord social
(Aubagne, Lille, Paris) et en délocalisant les tâches dites « à faible valeur ajoutée » à Bucarest !

Une  destruction nette de plus de 20 postes !

Les Filiales et les Régions sont touchées avec parfois presque 10 postes supprimés par entité,
comme à la Banque Tarneaud.

Grace à « l’accord d’accompagnement et de gestion des projets de transformation majeure
de l’entreprise » signé par la C.F.D.T.
, il n’y aura pas de licenciement collectif, heureusement !
Dans ce cadre, un processus d’accompagnement, plus protecteur que la loi, sécurise les parcours
de reconversion interne.

Ceci-dit, en fonction de chaque zone géographique et de chaque cas particulier, ces reconversions
professionnelles sont, au-delà des destructions d’emplois que la C.F.D.T. réprouve, l’enjeu
principal pour les salarié-e-s. Au vu des métiers concernés, ce ne sera pas aisé. Chaque salarié-e
est un cas unique, faites-vous conseiller et aider par les élus CFDT de votre périmètre.

Quant à la légitimité globale du projet, le Comité central d’entreprise aidé d’une expertise
indépendante, donnera son avis détaillé au premier trimestre 2016 avant mise en œuvre.

 

Plan de fermetures d’agences ?

« Non, il n’y a pas de programme de fermetures d’agences ! » Nous dit-on…

Pourtant le chiffrage est précis puisque 10% des agences du Groupe fermeront d’ici à 2020 soit par
fusions, soit purement et simplement. L’entreprise a largement communiqué sur ses raisons, n’y
revenons pas…

En revanche la communication sur les aspects sociaux du projet est inexistante. Comme il s’agira de
fermetures « par-ci, par-là », à la main des Régions et Filiales, les salariés ne sont pas couverts par
l’accord projets majeurs.

Pourtant, il s’agira de 200 à 300 postes supprimés en 5 ans.

 

A ce jour, nous pensons que la Direction du Crédit du Nord souhaite s’appuyer sur les départs
naturels des salarié.e.s, « sans casse sociale »… Cela va-t-il durer ?

Par ailleurs, après la réduction drastique des fonctions support en Région et Filiales, ces fermetures
vont réduire un peu plus les possibilités d’évolution de carrière même en restant dans le réseau.
La C.F.D.T. va consulter son conseil juridique afin de faire valoir un éventuel délit d’entrave. Les annonces
dans la presse laissent à penser à un projet bouclé alors que vos représentant non pas été consultés !

 

Sous-effectif = mal-être au travail !

 

Il relève du déni -voire du mépris- de ne pas se rendre compte du lien entre la dégradation des
conditions de travail (avec de plus en plus de cas de souffrance) et la gestion des effectifs dont les
budgets sont BEAUCOUP TROP serrés ! Là encore, c’est une vision financière « courtermiste » qui
met en risque le Crédit du Nord sur sa promesse client et qui « joue » avec la santé des salarié.e.s.

STOP !

Nous avons besoin d’une marge de manœuvre sur les effectifs.

 

Négociations annuelles sur les salaires, c’est (mal) parti !

Après quatre années à ZERO, il est grand temps de revenir à une augmentation de salaire collective :

La CFDT demande 3% pour toutes et tous !

La santé financière du Crédit du Nord, l’investissement collectif de tous les salarié-e-s, la dégradation
des conditions de travail, etc. légitiment largement cette demande. D’autant qu’environ un-e salarié-e
sur deux ne se sent pas assez reconnu-e (baromètre interne).

 

Cependant, comme l’an passé, les négociations sur les salaires démarrent tard, la SG n’aurait pas
encore donné mandat au Crédit du Nord. En effet, en matière de salaire, la politique est une politique
Groupe SG, autant dire que ce n’est pas de bon augure.
.. Notre maison mère –indigne ?- estime que
les augmentations de salaire générales n’envoient pas un bon signal aux marchés financiers. Pourtant,
le retour sur investissement du CdN est exceptionnel ! Ce signal devrait largement prendre le pas sur
le dogme.

Le partage de la réussite ne fait donc manifestement pas partie des valeurs du groupe. Bref, nous
allons probablement encore vers un simulacre de négociation, avec une direction qui n’assume pas et
essaiera d’en faire porter la responsabilité à vos représentants comme l’an passé.

C’est marrant, nous avions cru lire que le courage faisait parti des « valeurs du Groupe » « Leadershit »
Model (pardon, trop facile, mais ça soulage…) !

Comme l’exemplarité : une bonne occasion de passer à l’acte !!

 

Flexibilité du temps de travail à sens unique,

la CFDT ne signe pas !

Dans ses réflexions tout azimut pour s’adapter aux demandes de nos clients (demandes réelles ou
fantasmées ? Les deux, mon commandant !), le CdN souhaite élargir les jours et les horaires d’ouverture
des agences et de certains services :

Agences ouvertes 6 jours sur 7, équipes chevauchantes pour pouvoir ouvrir plus tôt et fermer plus tard
(jusqu’à 19H30), travail sur 4 jours (36 Heures par semaine).

Ces modifications du temps de travail peuvent faire sens, la semaine de quatre jours peut correspondre
à un équilibre temps professionnel temps personnel chez certains d’entre nous ; certes.

Mais à partir du moment où ces organisations pourront être imposées et non pas choisies par les salarié-e-s,
les risques sont plus importants que les bénéfices (même si nous avons réussi avec les autres syndicats
à mettre des gardes fous comme la taille des équipes concernées à savoir à partir de 10 salarié-e-s).

Nous ne signons pas de chèques en blanc à des Directions opérationnelles raisonnant quasi uniquement
« business » et oubliant souvent les contraintes des équipes.

 

La CFDT signe l’accord Mutuelle  

Jusqu’à présent la CFDT estimait que la contribution de l’employeur était insuffisante pour une mutuelle
obligatoire (initialement 20%). Au fil des négociations sur la mise aux nouvelles normes légales de la mutuelle,
la contribution du CdN est aujourd’hui portée à 55% pour un minimum légal de 50%.

Nous joignons donc notre signature, nos revendications historiques ayant été entendues, certes par le l
égislateur, mais aussi par l’employeur.

 

Prime spéciale Pôle Crédit, enfin une bonne nouvelle !

De la reconnaissance, enfin !

De la reconnaissance merci !

Et oui, après le raz-de-marée des renégociations de crédits, le travail des pôles est récompensé (demande forte
de la CFDT) avec une prime exceptionnelle de 400 €.

Il faut s’en féliciter et remercier la Direction.

En attendant, une reconnaissance générale (agences, fonctions support, sièges…) pour tout le monde ?