Le mépris d'équipe !

 

 

La Direction de la Société Générale persiste et signe dans son entêtement dogmatique à nier 

la performance collective... Au risque de rompre le pacte social du groupe...

 

L'esprit d'équipe n'est qu'un leurre de communication dans une entreprise qui le brise en 

permanence. Le point de l'intersyndicale SG ci dessous.

CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB

Après la pétition signée par plus de 15.000 salariés et la grève du 5 décembre,

les organisations syndicales étaient conviées à la « dernière » réunion de négociation

sur les salaires.

Tout d’abord, nous tenons à remercier les salariés qui se sont déclarés grévistes

le 5 décembre et qui auront permis ainsi à la direction de mesurer le malaise ambiant.
Entre 13h00 et 14h30, les 5 syndicats avaient invité à un rassemblement dans les

tours de la SG. Quelques 300 personnes ont pu brandir un carton rouge à la direction.

Lors de la négociation, le directeur des relations sociales, Jean Francois Climent, a

confirmé la position de la direction : « pas de mesure collective ni pérenne, ni sous

forme de prime ».


Il a rappelé ses propositions à la marge :
- augmentation des minimas salariaux de 1,5% ;

- augmentation de 2 jours de congé paternité ;


- passage du salaire minimal des cadres de plus de 50 ans à 37.500 euros.
Il a également précisé que « ces mesures ne s’appliqueraient qu’en cas de

signature d’accord, tout comme le prolongement du paiement des jours de

carence pour les deux prochaines années».

Cette menace remet en cause le fondement même du pacte social de notre

entreprise, puisque cette mesure est partie intégrante du statut SG, accord

négocié et signé en juillet 2000.
Cet accord complète notre convention collective et notre contrat de travail,

en y ajoutant des garanties spécifiques à l’entreprise, forgeant ainsi l’identité

sociale de la maison.

Par ailleurs, le directeur des relations sociales a ouvert la possibilité d’un

supplément d’intéressement entre 100 et 350 euros, dont les syndicats

pourraient discuter du mode de répartition, mais qui nécessite de toute

façon l’accord du conseil d’administration. Cette disposition se monterait

aux alentours d’une quinzaine de millions d’euros.

Nous avons bien sûr dénoncé le chantage de la direction qui ne reflète que

l’aveuglement dans lequel elle s’enferme. La position jusqu’au-boutiste, qui

vise a refuser d’augmenter collectivement les salaires, s’accompagne maintenant

du chantage au paiement des jours de carence.

Refusant de subir ce chantage, les 5 organisations syndicales ont convenu

de se tourner vers Frédéric Oudéa, pour lui demander un entretien et tenter

de débloquer ainsi la situation périlleuse dans laquelle il aura largement

contribué à nous mettre.

La suppression du plan d’actionnariat salarié, la suppression des augmentations

collectives, la menace de supprimer le paiement des jours de carence, ne laissent

pas de place au doute. Les enveloppes du variable sont déjà affichées à la baisse

et les enveloppes d’augmentation individuelle sont quasi inexistantes.
Il faut que le personnel soit prêt à se manifester, sous une forme ou sous une autre,

si la direction n’entend pas clairement le message.

Une rupture est en train de se manifester de plus en plus clairement...

La Défense, le 10 décembre 2014