Projet de rapprochement DRIF DRE

 

Où en sommes nous ?

Il reste encore une réunion du CE parisien à la rentrée, cependant, vos Élu-e-s CFDT ont déjà pu se faire porte parole d’un certain nombre de points.

Voici nos constats et ce qui est ressorti des échanges que nous avons eu avec la direction.

La CFDT a demandé et obtenu, avant la première réunion officielle, l’application du volet social de l’accord « de gestion et d’accompagnement des projets de transformation majeure » (art.3), la direction donne son aval pour qu’il puisse être appliqué. Cela permet de sécuriser les repositionnements pour les salarié-e-s impacté-e-s (pour plus de détail, consultez notre site – droits et accords)

 

Une identité régionale forte et des opportunités Rh.

 

Ce projet d’évolution s’inscrit dans une démarche de développement commercial en lien avec AGIR 3.0. Il permettra à la future Région Ile-de-France d’avoir une identité beaucoup plus forte et d’être comparable à l’organisation du reste du groupe.

Le point positif, pour la CFDT, et très attendu par les salarié-e-s, serait la simplification des passerelles entre les métiers DRIF et DRE, même s’il reste à voir à l’usage le niveau de fluidité.

 

Gâchées par des effectifs sous dimensionnés ?

Cependant, nous avons relevés certains points sur lesquels nous sommes réservés.

Nous déplorons, encore une fois, le fait que le CdN ne mette pas en place le personnel suffisant sur certains sites, en supprimant des postes dès la bascule du projet. Même s’il est question d’1 poste voire 1,5 sur les services concernés.

 

Nous savons que ce rapprochement de cultures est un exercice un peu compliqué. Un effectif calibré au cordeau nous paraît risqué pour mener à bien ce projet.

 

Certes, il s’agit de 5 postes au total mais ils se cumulent aux 11,5 suppressions de postes suite au « maillage DRIF 2018 ». Nous craignons que ce ne soit qu’une étape vers une nouvelle baisse d’effectif, avec en parallèle, une augmentation de la charge de travail rien que par le biais réglementaire. Cela conduisant in fine à des conditions de travail dégradées et à leurs conséquences notamment sur la santé.

 

Par ailleurs, nous insistons sur la mise en place d’une visibilité claire des process avant que le regroupement se mette en œuvre. Les circuits de décision, les délégations, etc. ne nous paraissent pas encore suffisamment fluides malgré les explications de la direction.

 

L’enjeu de la formation sous-estimé.

 

Nous insistons sur la formation de l’ensemble des salarié-e-s dont les tâches vont évoluer comme les GCI et TDF de l’actuel HGI, comme les spécialistes amené-e-s à traiter 3 marchés au lieu de 2 ou 1 actuellement. Il est primordial de les accompagner par une formation adaptée sur le marché qu’ils/elles ne connaissaient pas ou peu et par une transmission des expertises au quotidien, et avec du temps pour ce faire.

 

De plus, nous avons invité le CdN à la plus grande vigilance afin de ne pas diluer les compétences de chaque branche mais d’optimiser le savoir-faire de chacun-e sans allonger les délais de traitements ou de réponses. En un mot, si cette fusion se traduit par un nivellement par le haut des expertises et de fluidité des process, le projet sera gagnant. Cependant le risque de nivellement par le bas est important. Ce serait une catastrophe, notamment pour la DRE et par conséquent pour le CdN social.

 

Marché institutionnel, la grande faiblesse du projet !

 

Sans logique économique, ni organisationnelle, nous craignons que la scission soit une très mauvaise idée et se traduise par une dégradation de la satisfaction clients mais aussi de celle des équipes institutionnelles. La CFDT demande que la structure actuelle HGI ne soit pas séparée mais reste une seule entité que celle-ci soit localisée dans la future région IDF ou qu’elle suive HGE.

 

Le CdN crée des risques importants de taille critique sur ce marché alors qu’il n’a de cesse de se réorganiser en permanence pour résorber cette problématique. C’est à rien n’y comprendre. La direction n’a pas suivi les préconisations des ateliers sur cet item et n’a pas entendu, pour l’instant, les remarques des salarié-e-s concerné-e-s. Suite à notre demande, espérons que le deuxième regard de la DG sur le sujet permettra de faire évoluer ce point de crispation.

 

Des bizarreries dans l’organigramme et le découpage des groupes

 

De même, pour la future région, séparer la direction de la banque privée d’un côté et celle du patrimoine de l’autre sous la coupe de Directeurs-trices d’exploitation différent-e-s nous semble une hérésie.

 

Plus globalement, le découpage des groupes nous semble, pour certains, plus que surprenants dans leur cohésion géographique, d’autant que cela casse parfois des écosystèmes existants.

 

Enfin, nous nous faisons porte-parole des salarié-e-s du groupe Loiret qui se sentent de plus en plus isolé-e-s, le projet IDF renforçant ce sentiment. Nous avons demandé qu’un message positif soit envoyé à ce groupe.

 

Vos Élu-e-s CFDT restent à votre disposition pour toutes questions et tout conseil sur ce projet et ses conséquences.