L'actualité sociale et syndicale en IDF

 

 

Négociations Annuelles Obligatoires sur les salaires

 

TOUJOURS AU POINT MORT (un tract spécifique est à venir)

 

APOLLO : chronique d’un crash onéreux

 

« Allo Houston, on a un problème !» Et pour cause !

Le projet Apollo était un logiciel destiné à la Gestion sous mandat censé remplacer

l’applicatif existant Investdeal, les gérants et l’équipe d’assistant-e-s ont même reçu

la formation ad hoc pour l’utiliser. En vain !

Apollo ne dépassera pas le stade des tests. De bugs en inadaptations métiers, le CdN

décide purement et simplement d’abandonner le projet…

Un nouveau progiciel va donc devoir être développé…

Ainsi s’achève le vol d’Apollo qui laisse derrière lui une facture non négligeable

(développement informatique, demi-journées de formation du personnel…), sans

compter le coût du futur logiciel.

Cet argent aurait pu servir à financer une augmentation collective pour tous les salariés

du CdN, plutôt que d’être gaspillé.

Merci patron !

 

Dégât collatéral : il semblerait qu’aujourd’hui, l’outil actuel dont la maintenance se fait à

minima, sorte, sur certains comptes, des performances erronées. Espérons que la satisfaction

clients n’en souffre pas trop… Sans parler du risque opérationnel ou MIF…

 

Par ailleurs, avoir nommé Apollo un projet qui se crashe, ça ne manque pas d’humour !

Un dirigeant dans la lune peut-être ?

 

CONVERGENCE : changement de trajectoire

 

Petit rappel historique : en 2010, la SG décline son projet « SG ambition 2015 » auprès

des banques de détail (SG-BDDF, CdN et Boursorama) via le projet « Convergence ».

L’objectif de l’époque étant de compresser les charges au maximum et de centraliser

tout ce qui peut l’être chez SG, pour qu’il ne reste chez les autres que des « enseignes ».

La mutualisation de l’informatique  en a été la première étape. La CFDT, craignant

pour l’avenir de nos emplois et de notre entreprise, avait été en justice et avait actionné

un droit d’alerte économique contre ce projet portant en germe de nombreux risque pour

l’entreprise et ses salarié-e-s.

 

« Convergence » est désormais en changement total de trajectoire pour ne pas dire abandonné.

Ce que la CFDT avait préconisé en 2010 est en train de se mettre en place : l’idée de système

d’information (SI) totalement mis en commun avec la SG est obsolète..

Seuls les développements sur des sujets nouveaux seront en commun, chaque entreprise

pourra conserver un peu plus son « ADN ».

 

Cette réorientation est due à :

              La complexification des développements informatiques,

              L’explosion des coûts de développements au vu des revenus à venir,

              La digitalisation accrue des comportements clients (pas prévue en 2010),

              Au manque de stabilité de notre SI (il n’y a qu’à voir les bugs et autres lenteurs récurrents),

              L’incapacité de SIOP à créer un système stable,

             

 

Un nécessaire rééquilibrage dans la gouvernance d’outils dédiés à plusieurs banques.

Reste à chiffrer l’argent jeté, la aussi, par les fenêtres !

 

Autre problématique non négligeable : on en parle depuis des années mais là on y arrive : P-system

ne dépasserait pas fin 2019 pour cause d’incompatibilité avec Microsoft, donc il y a une urgence à

développer des applications pour remplacer tout ce qui fonctionne encore à travers ce « dinosaure »

à la peau dure et, malgré son grand âge, à l’efficacité redoutable.

Espérons que cela se passera mieux que le décollage raté d’Apollo ! Hé hé…

 

S.M.A.R.T. is not good !

 

La « SMART* » attitude sera LA tendance 2015 au CdN ! Il faut comprendre Spécifique, Mesurable,

Atteignable, Réaliste, défini dans le Temps.

Un des outils pour être « SMART » : le système de surveillance individuelle téléphonique qui

permet au Directeur d’agence de « piloter » les statistiques téléphoniques de chaque salarié-e

de l’agence via son poste de travail.

La CFDT craint que cet outil soit utilisé à des fins de « flicage » ou de sanctions ultérieures,

notamment lors de l’EPDI sans que le salarié-e puisse justifier le « non décroché », sans prise

en compte du contexte agence, etc.

 

Etre « SMART », c’est aussi mettre au cœur du travail des conseillers le traitement de la LCP,

encore plus qu’en 2014, il faudra être irréprochable, comme sur le traitement des DPR.

Attention danger : si vous ne traiter pas comme il se doit LCP et DPR, vous risquez un

plan d’accompagnement, quelque soit vos résultats. D’un point de vue juridique, les

sanctions pourraient être drastiques puisque cela serait interprété comme un non respect

de vos obligations de moyen liées à l’exercice de votre métier de conseiller-e.

 

Au CdN, la proximité et la satisfaction, ce n’est que pour les clients !

 

Depuis quelques mois, la DRIF a décidé de réduire le nombre d’assistantes de

 directeurs de groupe : une assistante pour 3 groupes au lieu d’une par groupe,

et désormais centralisé en deux équipes de 2 personnes : intra-muros sur Italiens et extra-muros sur Rueil.

Indépendamment de la problématique géographique, ce métier perd beaucoup de son intérêt

et la CFDT y voit aussi la disparition d’un vrai lien vis-à-vis des agences. Tant sur l’aspect de l’assistance

commerciale que pour le réconfort, les salarié-e-s n’hésitaient pas à leur confier leurs problèmes

(sous-effectifs, soutien en cas de mal être au travail ou sur les objectifs…). Un véritable plus dans le dispositif

managérial global qui risque de disparaître..

Le CdN vante proximité et satisfaction vis-à-vis des clients mais pour ses salariés, au nom de pseudos

économies, c’est de moins en moins le cas !

 

Renégociations des prêts des salariés : enfin les choses bougent !

 

Notre entreprise a enfin clairement admis que les salarié-e-s ont la possibilité de renégocier leurs prêts CdN

(hors prêt social). Les conditions sont désormais alignées sur celles des clients, et réduites de 30% pour les IRA.

Autre info, pour tout salarié-e, le prêt complémentaire se fera aux conditions Premium.

Sur ces points, le CdN a compris que nous étions aussi clients, pas que salarié-e-s…